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Journée mondiale des abeilles : que se passerait-il si ces insectes disparaissaient ?

Les abeilles comme les autres insectes pollinisateurs sont un maillon essentiel dans la biodiversité. Pourtant, leur population ne cesse de décliner.

Cela fait bien des années maintenant que l’alarme a été sonnée : tous les ans, les abeilles disparaissent un peu plus, y compris en France, où leur population a drastiquement baissé. Les apiculteurs parlent même d’hécatombe.


Avec un taux de mortalité estimé actuellement entre 30 et 35 %, en fonction des espèces, les abeilles risquent de disparaître si rien n’est fait. Au-delà du drame écologique, les conséquences pourraient être désastreuses pour la population humaine mondiale toute entière.

Une abeille vaut mieux que mille mouches. Sauvages ou domestiques, elles assurent 80 % de la pollinisation des espèces de plantes à fleurs - une fonction qui les rendent particulièrement indispensables.


Plus d’abeilles, signifie plus de reproduction de plantes à fleurs, y compris dans les productions agricoles. Elles sont à la base de toutes les chaînes alimentaires.

En plus de leur rôle environnemental, les abeilles ont un poids économique primordial. La filière apicole n'est pas une filière comme les autres. Elle favorise les autres productions et permet aux activités agricoles d’être plus productives.


L'activité humaine menace les abeilles

Aujourd'hui, de nombreuses espèces d'abeilles sont menacées. C'est le cas des domestiques : selon France Agrimer, la France comptait 1,9 million de ruches il y a 20 ans, contre 1,5 million d'essaims aujourd'hui. Une baisse qui concerne aussi de nombreuses espèces sauvages. Par exemple, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN - 2014), près de 50 % des espèces de bourdons sont en déclin.

La principale cause de détresse est la dégradation des milieux, homogénéisés par l’urbanisation et la grande culture.

Avec les espaces artificialisés, on supprime les ressources alimentaires des pollinisateurs. Les abeilles sont aussi menacées par l'utilisation massive d’intrants : pesticides et engrais azotés.



Les abeilles domestiques décimées par des parasites

Il y a une vraie montée en compétence des apiculteurs aujourd’hui, mais il s’agit aujourd’hui de réapprendre ce savoir-faire avec un suivi sanitaire encore plus drastique. Pour avoir une ruche en bon état aujourd'hui il faut un également une suivi portant sur l'élevage de reines, la production d’essaims, et la connaissance des virus et maladies.

Sans cela, un apiculteur amateur aura du mal à garder sa ou ses colonies saines et assez populeuses afin de lutter contre l’incontournable Varroa. Mais bien d’autres dangers sont aujourd’hui aux portes des ruches.


Que peut-on faire ?

Les particuliers peuvent faire de leurs jardins des lieux accueillants pour les abeilles. Il est recommandé :

- d'arrêter d'utiliser des pesticides dans les jardins

- de planter des fleurs variées et locales, et d'éviter les espèces exotiques comme les haies de bambou qui ne peuvent pas nourrir les abeilles

- d'installer des abris pour pollinisateurs sauvages, qui se vendent en magasin, ou peuvent être fabriqués.

Alors ce week-end, retournez un peu de terre, et plantez-y quelques graines ;-)


Pour ceux qui veulent aller plus loin et se former à l’activité d'apiculture, Pura Vida propose une formation élémentaire sur toute une saison avec votre propre ruche.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à vous renseigner par le lien de la page contact.



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